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les Récits : Sainté-Lyon 2016 : La nuit des lucioles
Posté le Jeudi 08 décembre 2016 @ 23:10:52 par webmaster

RunninDoum écrit "

Finalement je ne m’en faisais pas toute une histoire de cette Sainté-Lyon, dernière course de l’année 2016 pour moi, LA bêtise annuelle avec mon Nono83, mais ça ne m’affolait pas. Non pas que je sois devenu si sûr de moi après toutes ces années, mais je me réjouissais plus que je ne m’inquiétais. Au final, je n’ai pas eu trop tort, mais durant mes monologues nocturnes je me suis souvent répété que j’étais vraiment un traileur en carton, et que des rêves comme une Diagonale des Fous ou un UTMB étaient définitivement trop gros pour moi. En effet ce fût un peu compliqué en particulier dans les descentes glissantes ou rocailleuses, celles-là même où, alors que cabris et gazelles fonçaient en dansant sur les pierres, je serrais très fort les freins, assassinant au passage mes pauvres quadriceps.

Mais quelle nuit !...

Petit flash back, le samedi précédent.
Un joli petit trail chez moi dans les forêts à Saint-Jean d’Illac me permettait de tester mes nouvelles chaussures sur 18km. Très concentré car sur un parcours proposant boue, sable, beaucoup de racines et de relances, je profitais du grand soleil pour dérouler, sourire aux lèvres, sur de longs tapis d’aiguilles de pin. Un vrai bonheur dans une ambiance sympathique comme je les aime… Je rentrais ensuite tranquillement à la maison en trottinant, et à 500 mètres du port, patatra je m’affalais au ralenti, en voyant en direct les 4 doigts de ma main droite se retourner sous moi… Grand cri, gros juron, et douleur intense ! On était à 8 jours de ma grosse course de l‘année… je m’en voulais… « Quel c*** ! »… 2 heures plus tard ma main avait doublé de volume, et sur les conseils insistants de mes amis coureurs, j’allais (mais seulement le lendemain) passer la soirée aux urgences de Bordeaux pour ressortir rassuré sur les plans osseux et ligamentaire, mais avec 10 boites de doliprane.

Nous sommes arrivés sur zone en fin d’après-midi, Arnaud m’ayant comme d’habitude pris en charge à Saint-Exupery. Lui sortait d’une grosse grippe qui l’avait cloué au lit le week-end du marathon du Beaujolais, moi de la gamelle post-trail citée plus haut, la main droite encore un peu gonflée et bien douloureuse (ouille les poignées de main !).
Nous récupérions rapidement les sésames à la Halle Garnier au centre de laquelle trônait le graal bleu, l’arche d’arrivée ; un rapide tour de l’expo nous faisait voyager dans le monde du trail, avec des tentations de dossard tous les 5 mètres ! Sur un stand je reconnaissais un grand gaillard souriant, Paul, ami sur twitter, - un amwit, donc - qui lui ne m’avait pas reconnu car j’étais en civil, je veux dire le visage sans peinture aucune !! Eh oui, il m’arrive quand même parfois de courir déguisé en runner…
Nous prenions ensuite la navette affrétée par l’organisation (hyper rôdée) pour aller rejoindre Saint-Etienne. A part une température de saison (zéro), la météo était clémente, aucun risque de pluie, neige et pratiquement pas de vent. Le terrain était annoncé parfois boueux.

A Saint-Etienne nous retrouvions Zeclown ici pour sa 3ème étoile, et quelques complices, autour d’un plat de pâtes dans un restaurant tout proche. En sortant de la salle nous sommes tombés nez à nez avec un autre CLM fameux, Will « le dingue », et le groupe d’extra-terrestres alignés sur la « 180 », course qui consiste à faire Lyon/Saint-Etienne/Lyon, et dont la somme des départements traversés fait 180… , parti ce matin en remontant le parcours à l’envers avant de prendre le départ de la course officielle.

Il fallait maintenant patienter jusqu’à minuit pour le grand départ. Avec Arnaud nous retournions vers le gymnase ou des milliers de coureurs patientaient. Certains dormaient, beaucoup étaient allongés emmitouflés dans des couvertures de survie. Des boissons chaudes ou du chocolat étaient gentiment proposés par les bénévoles. Dont je salue encore et encore la générosité, toute la nuit ils bichonnent le coureur, ils veillent aux carrefours par des températures de gueux, ils encouragent…
Après quelques recherches, je finissais par trouver l’endroit plutôt VIP où s’étaient réfugiés d’autres « amwits » dont je voulais absolument faire la connaissance « en vrai », le gang du Centre-Est en quelque sorte, c’est ainsi que je partageais joyeusement cette attente avec Sophie, Vanessa, Stéphane, Paul, Gwen, Laurent, qui confirmaient mes intuitions, et me confortaient dans l’idée que le seul vrai intérêt des réseaux sociaux est bien celui-ci, rapprocher des gens et les faire se rencontrer !

Ajustage de la tenue. J’ai choisi de partir avec 1 tshirt moulant puis 2 hauts manches longues l’un sur l’autre. Buff (CLM bien sûr) sur la gorge, bonnet, gants. Gants ? … Argh je me rends compte que je les ai perdus, sans doute dans le bus ! je m’imagine déjà avec mes chaussettes de rechange aux mains pendant toute la course, impossible en effet de passer la nuit dehors mains nues avec la température qu’il fait ! Stéphane me sauve la vie en me prêtant une paire, ouf, merci !!
Ce sera ma première sortie de l’année en collants, et la première course de nuit avec ma nouvelle frontale, plusieurs fois testée dans mes forêts, un petit phare de 600 lumens. J’avais en effet souffert pendant l’Ultra-Marin avec mes 150 pauvres lumens, surtout lorsqu’un coureur arrivait derrière moi avec 5 fois plus de puissance, et que mon ombre projetée devant moi me masquait alors tout relief !
Enfin mon sac porte-bidons suffira largement, j’y place un coupe-vent déperlant au cas où, mon téléphone, mon gobelet, et une batterie de rechange. Les pieds momifiés et nokés, la recette est alors prête à l’emploi.


L’heure fatidique approchait et le groupe sortait de son nid douillet pour se diriger vers la zone de départ, Sophie et Laurent qui avaient des ambitions de chrono voulaient partir avec la première vague (6 vagues de 1300 coureurs espacées de 10 minutes) pour éviter les bouchons à la sortie de Saint-Etienne.

Enorme ambiance, sous l‘arche de départ, au milieu d’un halo multicolore, des projecteurs bleus balayent la foule, un drone survole le peloton, la sono crache ses décibels, le speaker est déchainé ! Des frontales s’allument, impressionnant spectacle quand on se retourne, les coureurs piaffent.

23h40. Premier coup de canon, sous les spotlights et les hourra, la première vague s’élance ! Le peloton s’ébranle et glisse d’un cran. C’est à ce moment que nous nous apercevons que nous ne sommes qu’à un mètre du ruban marquant la fin de la deuxième vague ! On attendra 10 minutes de plus ! Tout le monde se souhaite bonne course et au 3ème bang nous partons vers l’inconnu. La route est très large et le trafic fluide. Les 7 1ers kilomètres sont plats et il faut veiller à ne pas se laisser embarquer par l’euphorie du moment. Malgré cela, quelques 5’30/kil nous rappellent à plus de sagesse ; on économise les frontales le plus longtemps possible.

Les festivités commencent vraiment à Sorbiers où les sentiers prennent le relais de la route, alors qu’en même temps des odeurs de ferme nous arrivent déjà aux narines ! C’est le premier bouchon alors qu’on plonge dans un petit dévers ; J’allume ma frontale, à 40% de sa puissance maximum par souci de durée (la batterie lâchera à Soucieu-En-Jarrest, à l’aube). Au km 10 on se prend brutalement 100 mètres de D+. On y est !! Le parcours sinue en montant, régulièrement je crie « Arnaud ! » et j’entends « Ouais ! »…

A l’approche de Saint-Christo-En-Jarrez qui sera le premier point de ravitaillement on a d’abord une magnifique vue de l’église illuminée qui domine la colline dans l’obscurité protégeant le village… puis alors qu’on est sur les hauteurs, j’ai fait comme beaucoup, je me suis arrêté, retourné, et j’ai sorti mon portable pour immortaliser cette célèbre et merveilleuse vue qui s’offre à qui prend le temps de regarder derrière lui : le long ruban lumineux des lucioles qui serpente à travers les collines. C’est un moment magique, la nuit est belle, et nous sommes encore en pleine forme…
Nous sommes alors accueillis sous un grand hall bien chauffé, très lumineux, quel bonheur, je vais directement boire mon premier « micocamio » mon mélange fétiche, celui qui me reconstitue… et avaler quelques petits morceaux de fruits. Sans s’attarder nous ressortons, sommes saisis par le froid, et replongeons dans l’obscurité et le silence. Prochain arrêt dans15 km…

Le terrain est varié, succession permanente de montées et de descentes, des sentiers rocailleux alternent avec de longues chevauchées en forêt sur un épais tapis de feuilles de chêne, moelleux mais piègeux, des pierres dépassent… Une douce odeur d’humus nous enveloppe, puis s’estompe avant de revenir un peu plus loin… C’est parfois bien glissant, avec de nombreux passages très boueux, des coureurs trébuchent et se rattrapent, je suis parfois hésitant surtout en descente. Au total j’aurais vu 4 coureurs chuter et nombre d’autres se récupérer in extremis… Ca grimpe, ca grimpe…

Km 29, 3h45 de course, j’arrive à Sainte-Catherine, Nono me suit à 2 minutes ; il a un peu lâché à cause du terrain très glissant, et je ne le sens pas trop en forme, un petit coup de mou… Une bonne hydratation avec une soupe bien chaude, du thé, mon mélange fétiche, quelques morceaux de saucisson et des tucs nous refont la cerise. Mais nous sommes dehors, au milieu de 2 rangées de chapiteaux blancs donc on ne va pas s’attarder !
Je crois que c’est là, à la sortie, que j’ai aperçu trois cars, moteur au ralenti, tristes refuges pour les premiers naufragés de cette traversée, et eu une drôle de sensation, presque un frisson en les longeant, en pensant « déjà… ».

Très vite je perds mon jumeau de vue, plus personne ne répond à mes « Arnaud ! »… A ce moment je me suis dit que ça allait être long, 40 km tout seul… Mais le programme qui nous attend me force vite à me concentrer sur mes appuis, d’abord une descente raide dans une sorte de lit d’éboulement boueux à l’extrême, les pierres assassines attendant des chevilles à happer ! Mon pied droit coule, je mets ma frontale en pleine puissance…c’est la traversée du bois d’Arfeuille, réputé ici parait-il. Et au 34ème km, la difficulté du tracé se présente. J’avais bien mémorisé au départ les plus grosses grimpettes aux km 9, 20, 34, 44 et 67, histoire de ne pas être surpris. Pas déçu non plus, cette montée est en effet une escalade forestière. 180m de dénivelé en 750 mètres, une horreur. J’en ai des débuts de crampe sur les tibias tant la pente est raide, 20% !! Le souffle court et le cœur battant, je me retourne parfois pour profiter de tous ces phares qui montent derrière moi… J’ai mis 23 minutes !! Arrivant au sommet, des spectateurs bienveillants et gentiment moqueurs nous encouragent, tout en ne manquant pas de nous rappeler avec malice que cette plaisanterie s’appelait « la montée du Rampeau » !!

A d’autres endroits, il faudra escalader le long de chemins encaissés trop boueux pour nos belles chaussures, provoquant ainsi de nouveaux bouchons, ou se suivre au pas sur des single tracks à flanc de colline surplombant des champs bordés de fils barbelés …

Sur les hauteurs, le froid est maintenant bien le maître des lieux. Les champs sont blancs de givre dans le halo de ma lampe. Parfois des vaches aux yeux bleus (magie de la frontale) nous regardent passer dans le silence… nous empruntons les ornières laissées par des tracteurs, durcies par le gel et très glissantes…Sur les portions de petites routes campagnardes, Je cours souvent sur le bord lorsque le bitume commence à briller devant moi, l’herbe gelée crisse sous les pieds …Si mes chaussures accrochent très bien dans l’herbe ou la terre, elles n’ont aucune adhérence sur le verglas ! Mon dos se raidit, j’ai les trapèzes contractés, douleur de chien, sensation de sueur froide contre laquelle je ne peux rien…
Et dans ce froid désert, de temps en temps un bruit lointain enfle peu à peu et se précise, des cris joyeux, parfois de la musique, une lueur… et soudain, en haut d‘une côte, ou à un petit croisement, au milieu de rien, un groupe de courageux est là qui chante et nous pousse, autour d’un brasero dont la chaleur irradie et réchauffe nos visages lorsqu’on passe devant ! L’obscurité est vaincue, la Vie triomphe !
Toute la nuit on croisera ainsi quelques braves, véritables phares de l’espoir dans notre traversée…qu’il faudra vite quitter pour replonger dans la noirceur et le silence…
Dans ma solitude, des airs de chansons me viennent spontanément, sans doute rythmés sur mes foulées, ainsi j’ai fredonné « la vie en rose » longtemps, allez savoir pourquoi…

A 5h30, alors que je descends sur une portion de route en virage, je crois entendre, venu des collines ou du village d’à côté, une petite musique lointaine, un air que je connais bien, et en un instant de trop tardive lucidité, je reconnais cet air polynésien de la BO de « La ligne Rouge » de Hans Zimmer, qui sort de ma poche, c’est mon téléphone, Hélène s’inquiète ! Trop tard, je rate l’appel. Je la rappellerai plus tard au lever du jour pour donner de mes nouvelles.

Km 39, 5h40 de course. J’avance plutôt bien sur un long chemin au milieu d’un champ. Nous arrivons à 500 mètres du prochain ravito, à Saint-Genou-Le-Camp. Calé dans mon allure ,je double quelques coureurs, quand je décolle soudainement et me retrouve brutalement à terre, fauché par une plaque de boue que je n’ai absolument pas vue… hanche et genoux gauches tapent fort, puis la tête. On m’aide à me relever immédiatement, je checke, a priori, rien de cassé, le genou est écorché… heureusement ma main droite n’a pas été impliquée ! C’était quand même ma 2ème tentative de chute, la première ayant échoué de peu grâce à une torsion lombaire réflexe…
A Saint-Genou ce sera un rapide arrêt thé et pâte de fruit.
Encore quelques traversées de sous-bois, montées, descentes, montées, descentes, parfois des marches de bois installées par l’homme alternent avec d’autres naturelles formées par de longues racines émergeantes, facilitant les ascensions.

Peu à peu, les premières lueurs de l’aube annoncent la deuxième partie de la course, mais aussi une intensification du froid qui me mord littéralement le haut du dos… bientôt un long trait rouge sang s’élève au dessus des collines sur ma droite, déchirant la nuit. Le jour se lève doucement, et nous arrivons à Soucieu–en-Jarrest au km 51, après 7h30 de route. Mes pieds me font mal, mes chevilles sont fatiguées de se plier dans tous les sens…
Ma frontale vient de m’avertir que la batterie est sur la fin, elle a rempli sa mission. Je mettrai quand même ma seconde batterie en service, pur fétichisme car le jour sera bien établi lorsque je ressortirai de cette grande salle chauffée, après 10 minutes et quelques sandwiches jambon fromage, soupe, thé et Contrex, on ne change pas une recette qui maintient en vie !
Le parcours est essentiellement sur bitume maintenant, et j’y suis plus à l’aise ; moins de verglas égaiement, je peux allonger la foulée sans craindre une nouvelle chute. Mais je commence à décliner, je m’en rends bien compte, et réagis en décomposant le reste du parcours en blocs de 5 km, matérialisés par de gros panneaux jaunes.

C’est ainsi que j’arrive au dernier poste de ravitaillement à Chaponost à 9h du matin (km 62), une grande salle de sport tout en longueur ou étonnamment j’arrive avec un grand sourire et une pêche surgie de nulle part, un vrai coup de mieux ! Je ne m’autorise que 5 minutes et je repars, il reste 10 km.

Hélas, l’état de grâce n’était que chant du cygne.
Très vite je suis dans le dur… et rentre dans ma bulle.

Km65, une tape sur mon épaule droite, je me retourne, c’est Nono !! Revenu de l’enfer il est remonté jusqu’à moi après avoir laissé passer l’orage et vaincu une grosse migraine ; il pensait que j’étais loin devant, et lorsque Delphine au téléphone lui a annoncé que je n’étais que 5 minutes devant, il a mis le turbo, ne s’arrêtant aux ravitos que pour prendre des forces à la volée. Le tandem vainqueur est reformé ! Il va me rebooster, j’en ai bien besoin !

Derniers efforts, nous traversons un grand parc sur un tapis moelleux de feuilles humides en bordure de ruisseau. J’entends des coureurs à côté de nous papoter « et dire que Lyon n’est qu’à 9km »…
On remonte le long d’un aqueduc monumental, superbe et impressionnant vestige qui nous écrase de sa masse ; C’est ici que l’organisation a choisi de nous faire une dernière blague. Nous sommes au 67ème km et on nous sert une grimpette de 90 m sur moins d’un km, jusqu’à 18% de pente pour nous achever… je suis mort…

3km. A nouveau un passage nature par des single tracks en dévers bien glissants qui guettent nos erreurs puis le sentier s’élargit lorsqu’on traverse un parc aménagé à Sainte-Foy-Les-Lyon. En fait, jamais on n’aura de répit, je m’étais imaginé terminer par une descente en pente douce… Quelle erreur, je râle à chaque changement de pente !

2km. Peu après la sortie, apparait enfin la vue finale, une plongée sur la confluence Saône Rhône et son gigantesque vaisseau spatial abritant le musée éponyme. J’ai pensé à ce moment à la Cité des Vins à Bordeaux, toute en courbes, alors que le musée est lui tout en angles… l’art moderne urbain…
Mais nous devons d’abord descendre 200 marches (quand on aime, on ne compte pas…) qui finalement ne seront pas aussi toxiques qu’annoncé pour les quadriceps.
Longer le Rhône par les quais, une longue pente descendante, un virage en épingle, des escaliers pour remonter, deux ponts à traverser, un virage à droite, longer la Halle.

1km. Le pouls s’emballe, le chrono me dit que nous avons 6 minutes 30 pour passer sous les 10h30. Défi que nous relevons tous les deux sans hésiter.
Alors, on s’arrache, on allonge la foulée, on tire sur les bras, la foule nous pousse, des mains se tendent, et c’est totalement synchrones que nous rentrons dans la Halle Tony Garnier. L’arche bleue mythique SAINTELYON s’offre à nous, que nous franchissons d’une seule et même foulée, dans une ambiance de feu, écran géant, son et lumières, et cri de rage !

10h29’05. 72,7km.

Bonheur, adrénaline, soulagement, fierté un peu aussi…

Nous récupérerons doucement autour du bon petit repas prévu pour les coureurs avec les amis retrouvés. Des fortunes diverses auront été offertes au groupe, les fusées Sophie et Laurent ont vaincu la nuit en moins de 9 heures, Zeclown en moins de 10 heures, Vanessa et Stéphane blessés ou au bout de leurs forces ont dû renoncer, et Paul finira au bout du bout…

Et nous repartirons Nono et moi comme après chacune de nos campagnes, endorphinés pour longtemps, des images plein la tête, le corps (un peu) entamé, mais l’esprit dans les étoiles.

Quelle nuit !


"

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