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les Récits : Rotterdam 2017 : Chaleur et tulipes
Posté le Mercredi 19 avril 2017 @ 00:23:33 par webmaster

bianco écrit "

Après une édition 2016 courue sans véritable objectif pour cause de blessure avant même de commencer la préparation (3h44 à l’arrivée) et un retour dès le lendemain de la course, la balade avait laissé un goût d’inachevé : chrono très moyen et peu de tulipes. La ville et la course nous ayant néanmoins plu, madame et moi-même avons vite décidé de revenir en 2017.

Sans blessure cette fois-ci, j’ai donc entamé la préparation comme à mon habitude. J’ai rapidement réalisé que les années passant, la vitesse n’augmente pas. Tant pis. Je fixe mon objectif à 3h25 avec un petit espoir de passer en deçà malgré tout et la détermination de tout faire pour ne pas glisser au delà de 3h30.

Après un petit déjeuner léger à l’hôtel à 6 heures du matin, il est temps de se préparer. La météo s’annonce estivale, ce qui n’est pas une bonne nouvelle.

A 10 heures, le coup de feu. Je passe la ligne environ une minute plus tard, et c’est parti. Le premier passage du pont Erasme est une formalité. Je cours régulièrement autour de 4’50’’ au km. Il fait plutôt chaud mais cela reste supportable. Tout va bien. Vers le 23ème km, je vois un des coureurs élites au bord du parcours, visiblement mal en point, surveillé par les secours. Peut-être la chaleur. Un peu plus loin, un faux plat qui m’avait surpris en 2016 me semble maintenant somme toute facile. Le 2ème passage au pont Erasme se profile. Bisou à madame. Maintenant, il reste 16 km. Fin de l’échauffement. Les jambes durcissent, le cardio s’emballe, et m’inquiète. Je risque d’exploser si je continue à ce rythme avec la température qui ne cesse de monter. Je ralentis à regret mais ainsi tout va mieux, sauf, bien entendu, les temps de passage. Pour 3h25, c’est terminé. 3h28 sont peut-être jouables mais non, je continue à perdre du temps. Fichu mur. Un groupe de percussions battant un rythme énergique me donne un peu de peps. Voilà que je me surprends à essayer de deviner à quoi ce rythme correspond. Une syncope, à coup sûr, mais encore ? Trop compliqué de réfléchir à cela en plein mur du marathon. Cette divagation de mon esprit à ce moment m’amuse. Vers le 39ème km, je me dis que je ne suis même plus sur les bases de 3h30. L’orgueil en prend un coup mais je me dis tant pis, c’est la faute du temps qui passe. Au 41ème km, je n’y crois plus mais je me sens somme toute en forme. J’accélère. On verra bien. A 500m de l’arrivée, rester sous les 3h30 me semble impossible mais j’essaie malgré tout. J’accélère encore.

C’est la dernière fraction de la séance. Je passe la ligne à près de 14 km/h, sans lever les bras ni vraiment réaliser que c’est terminé. Pour une fois, pas vraiment d’émotion non plus. Blasé ? Aucunement. Mon esprit était simplement totalement accaparé par l’effort physique. Une première pour moi ce genre de finish. Je regarde la montre : 3h29’57’’. Cela devrait être bon pour 3h30 mais je ne suis pas sûr de mon chronométrage manuel. 3 secondes de marge, c’est peu. Dans l’après-midi, le résultat officiel est publié : 3h29’56’’. Je n’ai pas atteint mon objectif de 3h25’ mais l’honneur est sauf. Pour ma 3ème année en V2, un 15ème marathon sous les 3h30, cela reste honnête. Je n’ai même pas vraiment mal aux jambes et je peux descendre les escaliers sans problème. Damned, j’aurais donc pu aller plus vite. Mais je n’oublie pas qu’il y a 6 ans, en pleine forme, bien classé, et par grosse chaleur, j’ai terminé un trail aux urgences après avoir abandonné à deux kilomètres de l’arrivée. Pas vraiment envie de recommencer.

Le lendemain, départ pour Keukenhof, près d’Amsterdam, bien décidé cette fois-ci à justifier la réputation de Rotterdam de « marathon des tulipes ». Des millions de fleurs, et presque autant de touristes. Magique. Ce jardin botanique n’ouvre que deux mois par an. J’adore flâner dans les jardins botaniques au lendemain d’un marathon. Peut-on rêver meilleure séance de récupération ? La dernière fois, c’était il y a sept ans, avec Kew Gardens après le marathon de Londres (et ses 3h15’30’’ qui me sont aujourd’hui inaccessibles). Un dernier détour par Delft, patrie de Vermeer et du bleu de Delft et la boucle est bouclée. De retour à la maison, je pense déjà à la Jungfrau, dans cinq mois.

Quelques jours plus tard, la difficulté de la préparation est déjà oubliée, et mon inscription pour Paris 2018 effectuée. Quinze ans après mon premier marathon, ce sera un retour aux sources. Objectif, grappiller quelques minutes de marge additionnelles sur 3h30, histoire d’aller à Boston, peut-être en 2019.


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bianco
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