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les Récits : Intégrale des Vosges 2017 : De toute beauté !
Posté le Mercredi 19 avril 2017 @ 00:26:34 par webmaster

Babou écrit "

www.lesvosgirunners.fr

CR de L’intégrale des Vosges. Pas pour frimer, juste pour partager cette expérience et donner envie aux traileuses de se lancer sur l’ultra parce que je trouve qu’il y a vraiment trop peu de filles sur ce format de courses. Bonne lecture !

Cette course se compose de deux courses : le Défi des Seigneurs, 75 km et 2500D+ et le Grand Défi des Vosges, 43 km et 1500D+

Un vrai défi pour moi d’enchaîner deux longues distances, du jamais fait. Mais la préparation de 12 semaines s’est super bien passée, mis à part les 3 dernières semaines un peu chaotiques. Borderline avec la fatigue et limite de la blessure, mais les bons soins de mon doc sportif et de mon kiné ont résolu le problème.

C’est donc moyennement confiante que je pars avec zhom dans les Vosges du Nord, région de Bitch. L’endroit est superbe. Je connais bien le parcours pour y avoir couru pendant des étés entiers il y a quelques années. Je me réjouis vraiment de retrouver tous ces sentiers, les ruines de châteaux et toute l’histoire de cette région.

Vendredi soir, les copains nous rejoignent au camping de Niederbroon. Il est à moins de 1 km du départ, super pratique et bien tenu. Une petite pasta party dans le camping car et hop au dodo, faut se lever tôt demain matin.

Samedi matin, c’est parti pour la première étape. 6H45, on a droit au breafing avant course. Le temps va être chaud, recommandations d’usage sur les rubalises et hop le départ est lancé. Nous sommes 450 coureurs sur cette course. Comme d’habitude, je pars dans les dernières. Mon leitmotive sera de ne pas me laisser entraîner par ceux qui ne font qu’une course, ne pas oublier que je dois pouvoir repartir demain !!! Un petit tour de stade pour les spectateurs nombreux et hop on attaque directement la première montée dans le bois. Première partie moyennement intéressante, des bois, des bois et encore des bois… on arrive à Jaegerthal (km 8) là où se trouvent d’anciennes forges, puis on va vers la maison forestière Nonnenhardt et on traverse le petit village de Mattstall (km 18) pour enfin arriver au premier ravito à Lembach après 28,500 km de crapahutage en montagnes russes… montées… descentes… rien de plat dans ce coin. Environ 30’ d’avance sur la Barrière Horraire, ouf ! Zhom et Mich sont là. Que c’est bon de les voir. Je suis rassurée, le genou tient le coup, donc aucune hésitation, je continue. Je me sens même plutôt très bien à ce stade de la course.

C’est reparti pour ma portion préférée, montée du col Litschhot, passage près du restaurant le Gimbelhof où j’ai tant de souvenirs, petite grimpette pour arriver en haut du chemin des roches qui redescend vers le château du Fleckenstein. J’adore. J’en prends plein les yeux, je me régale.

Prochain ravito à Obersteinbach, km 44. Tout roule, j’ai de l’avance sur la BH. Par contre, là, je commence à être entamée par la châleur… manger salé, boire mais pas trop… les consignes tournent dans ma tête. Bisous à Zhom et je retrouve les deux copains avec lesquels j’espère faire un petit bout de chemin. Finalement, ça ne se fera pas, ils sont trop rapides pour moi. Je préfère être seule que les freiner dans leur élan et pas envie de me griller en accélérant pour les suivre. Chacun sa course, c’est ce qui est convenu entre nous depuis toujours d’ailleurs ! C’est donc reparti pour une succession de ruines de châteaux, donc de côtes… le Wassigenstein, le Wineck, le Schoeneck et son petit étang magnifique.

Arrivée au 3ème ravito à Dambach, km 55. Zhom est toujours présent, il me dit que les copains ont environs 15’ d’avance. Je suis contente pour eux. Là ça commence à être difficile, toujours cette châleur que j’ai du mal a apprivoiser. Je me pose environ 20’ pour récupérer. Je sais que la difficulté majeure de la course est encore à venir. Il va falloir gérer. Ce petit repos me fait du bien. J’ai encore 45’ d’avance sur la prochaine BH, ça devrait le faire, mais avec la montée du Winterberg, je suis méfiante. Pas envie de me faire avoir comme sur le Grand Raid des Cathares (arrêtée à la dernière BH)

Donc, pas le choix, je repars, direction le col du Molloch et une partie roulante sur le terrain de jeu en dessous du Winterberg. Cette partie me parait bien longue. J’ai l’impression qu’on nous fait faire des tours pour rien. A chaque fois qu’on attaque une côte, je pense que c’est la montée du Winterberg, mais non, il y en aura encore… enfin, je reconnais cette montée en zig zag dans les rochers. J’ai fait des séries de côtes dans cette montée il y a quelques années, mais là, je vais la monter bien plus tranquillement. Je vais même m’amuser à faire une petite vidéo… pas belle à voir… la fatigue commence à creuser les traits… mais je suis tellement heureuse d’être là. Enfin, je vois la tour du grand Winterberg et le ravito. Là encore, il faut se forcer à manger salé et à boire. Dernière BH franchie, donc maintenant, plus de pression, je sais que sauf accident, je passerais la ligne d’arrivée. Bavardage avec les bénévoles et je repars sereine. Encore quelques montées interminables avant de pouvoir lâcher tout dans la dernière descente qui fait quand même quelques kilomètres. Et là, tout devient magique… pas de douleur, une envie de me lâcher et me voilà partie en accélération. Je veux arriver avant 18H, soit 11H de course… je me sens bien.

Au final, ce sera 11H03’ mais l’arrivée est magique.
288ème / 413
1ère VF3

Deuxième jour, le Grand Défi des Vosges

La nuit s’est plutôt bien passée. Pas de douleurs, juste les jambes lourdes et une fatigue de plomb qui me terrasse.

Lever à 6H30 pour un départ à 8H et c’est reparti pour 45km. Sur le stade, on papotte avec ceux rencontrés hier. Nous sommes 450 au départ, mais seulement une centaine ont déjà couru hier. Va falloir être encore plus vigilante qu’hier pour ne pas se laisser embarquer. Le premier tour de piste est une horreur, mes jambes refusent de courir, j’ai l’impression d’être une pseudo coureuse, je me traîne lamentablement à 7 km/h, je suis en queue de peloton, comme d’habitude. Il me faudra environs 30’ pour m’échauffer et enfin me sentir dans ma course… drôle de sensation.

Je vous fais grâce du parcours, il y a beaucoup de similitudes avec le parcours de la veille. Grosse différence, la montée au Winterberg qui se fait en sens inverse et donc, la montée terrible d’hier devient la descente… entre la peste et le choléra, même pas moyen de choisir !

Par contre le retour du Winterberg à l’arrivée est beaucoup plus rapide, très roulante, je me suis encore une fois régalée.

Au final, cette course a été du pur bonheur, même si je déteste tous ces chemins en faux plat montant qui sont interminables. Je préfère de loin les sentiers techniques et les montées franches. Mais ce trail est vraiment de toute beauté et je le recommande à tous les amoureux de la nature.
6H53’14
3ème VF3
350/367 classée avec ceux qui n’ont pas couru hier…
Pour l’intégrale (les deux jours)
17H56’51
67/76
1ère VF3

"

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