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Marathon de Bordeaux Métropole 2018 : première étape du défi

Marathon de Bordeaux Métropole : Samedi 24 mars 2018 20h00

Moi je l’adore ce Marathon de Bordeaux, le seul marathon français qui se déroule en nocturne. Nous avons bien cru pouvoir échapper à la pluie qui nous avait été annoncée toute la semaine mais elle s'est finalement invitée juste avant le départ sans pour autant refroidir l'ambiance toujours étonnante. Quel bonheur de voir les quais de Bordeaux envahis de coureurs prêts à relever des défis personnels quels que soient leur niveau. Pas beaucoup de CLM hormis les locaux Christophe et Rémi mais beaucoup plus de Galopins Brèdois avec quelques baptêmes sur marathon et semi-marathon. Après les traditionnelles photos de groupe toujours assurées par Mireille et un dernier petit pipi sauvage dans une ruelle adjacente faute de trouver un équipement plus approprié, nous nous dirigeons vers les sas de départ. La pluie redouble et nous avons hâte de nous élancer. Au coup de starter, le peloton s'anime mais l'avancée vers la ligne de départ est bizarrement laborieuse. Nous en découvrons la cause avec ce filtre placé en amont qui ne laisse passer que quelques coureurs à la fois. Si dans un premier temps, j'avoue mon incompréhension face à ce dispositif, j'en apprécie rapidement l'avantage dès la ligne franchie avec une fluidité inattendue du flot des coureurs. Je suis aux côtés de Christophe et nous profitons de cette superbe ambiance avec un public venu nombreux malgré cette météo.
C'est tout d'abord le traditionnel tour des deux Ponts qui nous est proposé avec l'opposition de style entre le futuriste Pont Chaban dont les pylônes géants nous dominent dans leur scintillance bleue outremer, signe de marée haute, et le Pont de Pierre majestueux, emblème historique de la ville. C'est à la sortie de ce monument bordelais pour rejoindre le Cours Victor Hugo par la Porte de Bourgogne que la présence du public est la plus impressionnante et la comparaison avec une étape de montagne du Tour de France n'est absolument pas usurpée. Nous avons tout juste le temps de taper dans la main tendue de Léna (la fille de Christophe) au passage. Un peu plus loin, Mireille s'est positionnée dans une zone plus calme ce qui me permet de lui faire un bisou rapide. Notre rythme est plus soutenu que celui que j'avais envisagé initialement mais dans une telle ambiance, on se sent pousser des ailes. Je ne m'étais pas préoccupé du parcours et de ses modifications par rapport à l'an passé. L'inquiétude me gagne en repartant vers le centre-ville et je me tourne vers Christophe pour m'assurer que nous n'avons pas manqué une éventuelle bifurcation entre marathon et semi puisque nous ne sommes entourés que de dossards bleus. Bien vite rassurés, c'est seulement au niveau de la Place Gambetta que la séparation s'effectue. J'approuve totalement cette prolongation du circuit en centre-ville sur le début de course qui nous fait bénéficier davantage de la présence du public.
Nous abordons des zones beaucoup plus calmes quand Ruben, un jeune Galopin qui court ici son premier marathon, nous dépasse toujours en quête d'un improbable 3h30. Je rencontre çà et là des connaissances que ce soit en tant que coureurs, en spectateurs ou encore en bénévoles. Je ne manque pas de les saluer et même de faire quelques photos au passage. Lorsque nous apercevons un drôle de hibou sur le côté, pas question de manquer cette occasion d'une photo insolite. Ces péripéties montrent bien la décontraction dans laquelle s'est effectuée cette première partie de parcours. Mais Christophe semble avoir des fourmis dans les jambes et je lui donne son bon de sortie puisque j'ai bien l'intention de me ménager un peu pour mon petit défi du week-end. Je me retrouve un peu esseulé dans ces zones reculées de Mérignac mais j'apprécie aussi ce calme dans la nuit humide. L'animation revient au passage au Château Pape Clément avec les chemins de cailloux qui sont toujours difficiles à gérer. Plus tard j'aperçois Ruben devant moi qui semble avoir bien ralenti. Il me dit que ça commence à piquer ce qui n'est pas pour me surprendre. Je lui dis de tenir bon et je sais qu'il sera capable d'aller au bout tant sa détermination est forte.

Mine de rien, je suis toujours sur un tempo bien supérieur à mon plan de course et je commence à me dire qu'il serait temps d'économiser quelques forces pour demain matin. Mais c'est alors qu'un autre Christophe, ex-collègue de la DISFE et faisant partie du groupe que j'entraîne le jeudi midi à Canéjan, me rejoint. Je me cale momentanément sur son allure pour partager ces instants mais je le laisse rapidement en constatant que ce n'est guère raisonnable. Pourtant, je le retrouve rapidement après qu'il ait subitement baissé de rythme et je vais boucler toute la fin du parcours avec lui pour le soutenir. Nous n'échangeons pas beaucoup de paroles et je sens bien qu'il s'accroche à ma foulée même s'il est un peu dans la difficulté. Cette compagnie et l'objectif d'amener Christophe sur un record personnel galvanise ma fin de course. Nous sommes maintenant revenus au cœur de la ville et nous dépassons nombre de coureurs au ralenti. Nous passons si vite au ravitaillement du 40ème que je n’aperçois même pas Grenouille qui nous avait signalé sa présence en tant que bénévole. Nous franchissons la ligne d'arrivée en 3h35' avec encore un public enthousiaste malgré l’heure avancée. Mireille m'alerte sur des soucis de démarrage de la voiture qui fort heureusement ne se vérifieront pas après que nous ayons, non sans mal, rejoint notre lieu de parking. Je suis transi de froid même après m'être hâtivement changé sous la pluie et je suis impatient de me retrouver sous une douche bien chaude avant d'espérer un sommeil réparateur qui s'annonce bien court.

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lundi 27 mai 2019