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Marathon de Vienne 2018 : Au pays de Sissi

C’est vers une nouvelle capitale européenne que la suite de mon périple marathons 2018 nous conduit. La ville de Vienne présente tous les atouts pour entrer dans les destinations que nous privilégions. Un marathon réputé allié à une richesse architecturale et culturelle qui nous garantit un séjour intéressant. Il ne restait plus qu’à trouver quelques comparses habituels pour boucler ce beau projet. Autant dire qu’il ne fut pas très difficile de donner à ce dernier point une issue favorable et nous voilà embarqués pour une nouvelle aventure avec Laurence, Jean-No, Valérie et Frédéric.

Un vol sans histoire nous conduit dès le vendredi vers la capitale autrichienne après une escale à Amsterdam. Avec Mireille, nous rejoignons les amis rochelais Valérie et Frédéric qui sont déjà installés dans l’appartement loué pour nous 6. Nous résiderons pour ces 5 jours dans le quartier du Prater qui présente le double avantage d’être très bien desservi par les transports en étant proche de l’hyper-centre. Laurence et Jean-No  ne tarderons pas à nous rejoindre malgré leur vol un peu retardé. Alors que je me faisais à l’idée de courir mon premier Run viennois en solitaire, Jean-No changeait    d’avis au petit matin en sacrifiant sa grasse matinée pour m’accompagner. Nous partons en direction du Danube et c’est sur l’île tout en longueur (21km), surnommée Copa Cagrana et très prisée des joggers viennois que nous profitons de ce début de séjour. Le retour se fera par un passage devant le stade Ernst Happel d’architecture quelconque et en traversant la fête foraine de Prater encore endormie. Après ce petit hors-d’œuvre, comme pour tout séjour marathon, le retrait des dossards est un moment incontournable. L’Expo marathon étant de taille raisonnable, nous n’y passerons pas la journée même si la perspective de gagner une BMW aura fait rêver Laurence. Place à un peu de tourisme avec le grand marché Naschmarkt et aussi à la découverte de la gastronomie locale en dégustant ces fameuses escalopes viennoises qui prennent tant de place dans les assiettes qu’il n’en reste plus pour les accompagnements. Afin d’assurer une bonne hydratation, nous ne négligeons pas les fondamentaux et nous adhérons sans broncher à la coutume locale de ne boire des bières que dans un contenant minimum d’un 1/2 litre. Le soleil tape bien fort et le niveau de température devient vite notre préoccupation principale dans la perspective du marathon du lendemain. La soirée se passera autour d’une Pasta maison pour laquelle je prends la commande des fourneaux. Ma recette de linguines au chorizo ne sera pas totalement convaincante auprès de mes convives qui se sont presque étouffés rien qu’en respirant le fumet de la préparation de la sauce. J’ai peut-être eu la main un peu lourde avec ces petits piments qui n’étaient finalement pas si innocents qu’ils me le paraissaient. A croire que j’ai le palais moins délicat que mes amis mais je me suis régalé.

Dimanche matin, la petite troupe est levée aux aurores et le visage de Laurence révèle déjà son anxiété habituelle. Nous laissons Mireille et Valérie, nos supportrices, et nous nous  dirigeons en marchant vers la zone de départ située à environ 2km, sur l’autre rive du Danube. Même si j’avais un dossard sur lequel était inscrit Block 1, j’accompagne Jean-No vers le Block 2 afin que nous puissions faire course commune. L’objectif du jour reste sur le 3h30 habituel même si la chaleur me fait douter que je puisse tenir ce rythme jusqu’au bout. Les coureurs sont répartis sur les deux parties de  la Wagramer Straße et ceux placés à droite nous devancent d’une centaine de métres. Nous comprendrons pourquoi au rond-point du Prater après le pont Reichbrucke qui enjambe les deux bras du Danube et dont il auront à faire le tour pendant que nous le couperons à gauche. Nous entamons une longue ligne droite bordée d’arbres et nous profitons de l’ombre sur la gauche de cette Hauptallee après avoir fait une bise à Mireille et Valérie qui sont déjà positionnées au km 3 et que nous retrouverons à plusieurs reprises sur le parcours. Au premier ravitaillement, je constate avec regret que l’eau est servie dans des verres. Je comptais bien me saisir d’une petite bouteille avec laquelle j’aurais pu m’hydrater entre deux ravitaillements comme j’avais pu le faire récemment à Paris. Heureusement, il y a par endroit des arrivées d’eau sous lesquelles les coureurs s’inondent la tête pour tenter de faire baisser la température du corps. Je ne manque pas d’en profiter au passage.  A partir du km 6, nous allons longer le canal du Danube pendant 3 km. Il y a des animations musicales placées à différents endroits du parcours et nous aurons une attention toute particulière pour celle où d’accortes jeunes filles court vêtues dansent sur un podium. Je mesure bien, en ces temps troublés, que mes propos pourront prêter à commentaires mais qu’importe.

Vers le 16ème km, nous passons non loin du Château de Schönbrun que nous irons voir de plus près le lendemain en regrettant que le parcours du marathon ne fasse pas une incursion dans cet endroit magnifique. Du côté des sensations, la chaleur est encore montée d’un cran mais sans incidence pour l’instant sur notre allure qui reste stabilisée autour de 5’ au km. Au km 20, les coureurs du semi-marathon nous quittent pour se diriger vers l’arrivée située Rathaus Platz. Jean-No n’est pas au mieux et il m’indique alors de ne pas l’attendre. Je reste sur mon rythme en sachant bien qu’il me sera bien difficile de le maintenir jusqu’au bout. Je vois une nouvelle fois Mireille et Valérie qui me font profiter d’un rafraîchissement bienvenu. Nous voilà revenus dans cette longue allée empruntée au début du parcours mais l’ombre s’est désormais déplacée sur la droite et elle n’est plus aussi fraîche qu’à 9h00 du matin. Le coup de moins bien que je redoutais arrive après le 30ème km et j’adopte d’emblée un rythme plus en rapport avec les conditions de course. Après le passage près du stade, je croise Jean-No en lui tapant dans la main, content de voir qu’il n’a pas trop lâché quand même. J’avoue que sur cette fin de parcours, je ne suis plus très attentif à l’environnement et je ne garde pas de souvenir de cette partie si ce n’est que je commence à avoir hâte de voir l’arrivée. Celle-ci se profile enfin dans le cadre magnifique du Rathaus et je donne un tout petit et dernier coup de rein pour rester sous les 3h45. Il me faudra plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et ce n’est pas l’eau gazeuse horriblement chaude du ravitaillement qui me permettra de récupérer. Je trouverai un bien meilleur réconfort avec la bière du sponsor Erdinger, certes sans alcool, mais bien fraîche au moins. Je suis agréablement surpris par la médaille qui est bien plus jolie en vrai qu’en photo. Ce petit brillant incrusté est d’un chic ! Je retrouve Mireille après quelques péripéties, puis Jean-No qui a réussi à rester sous les 4h00.

La suite du séjour se déroulera sous le soleil qui nous accompagnera tout au long de nos visites de cette très belle ville sauf pendant le petit Run de récup du lundi matin avec Valérie où nous apprécierons une averse rafraîchissante. Un voyage à recommander absolument.      

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Invité
lundi 27 mai 2019