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TRAIL UBAYE SALOMON : TRAIL ET CHILI CON CARNE

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En avant pour de nouvelles aventures ! Nous arrivons à Barcelonnette, jolie cité de la vallée de l’Ubaye, le vendredi soir, histoire de profiter au mieux de notre week end. Deux heures trente de route depuis Marseille et le dépaysement est total. Non seulement les montagnes sont magnifiques autour de nous mais en plus la ville s’est parée aux couleurs du Mexique, pays où bon nombre d’habitants de la vallée ont émigré à la fin du 19éme siècle, partis là-bas aller faire fortune dans le textile. Inutile de vous dire que les repas de ce vendredi et du samedi midi ne seront composés que de spécialités locales : fajitas, guacamole, et autres porc au cacao !                                                                          Le samedi matin, petite découverte d’un bout du parcours de 12 km, juste pour voir si les jambes ne rechignent pas trop dans le dénivelé. J’en reviens rassuré pour le lendemain, et impatient de monter plus haut sur les chemins. La journée du samedi nous permettra de découvrir Barcelonnette. Des Villas Mexicaines (construites par les Barcelonnettes revenus finir leurs jours dans leur vallée d’origine), de jolies maisons colorées dans les ruelles du centre ville, l’animation est partout, les commerçants ont sorti leurs étals, les mariachis jouent dans la rue, je retrouve un peu l’ambiance de Millau pour la course du viaduc. L’après-midi, après avoir récupéré le dossard, nous visiterons le musée de Barcelonnette qui nous permettra de comprendre un peu mieux cette incroyable lien avec le Mexique. Aujourd’hui les descendants des Barcelonnettes au Mexique sont plus nombreux que les habitants de la vallée et, un peu comme nos cousins québécois, ils viennent découvrir le pays de leurs ancêtres. C’est dans le parc de la Sapinière, où se trouve le musée, que sera l’arrivée des trails du lendemain, l’occasion de sentir l’ambiance avec les trailers qui trainent dans les parages. Marika, par une fenêtre du musée, en aperçoit un qui porte le T-shirt rouge de la Salomon Bandol Classic et des five fingers. Elle s’étonne de voir quelqu’un les porter en dehors des revues de running. A 18h30, nous avons rendez vous avec vince83 (que je ne connais pas encore) pour une pasta minimaliste à trois, libellule n’ayant pu se joindre à nous. Et en parlant de minimaliste… Le trailer aux five fingers du parc de la Sapinière… Ben, nous l’avons trouvé à nous attendre sur la place de Barcelonnette ! De toutes façons, ça ne pouvait être qu’un CLM ! Et comme à chaque fois encore une belle rencontre et un agréable moment de partage. Mais si mon petit doigt ne se trompe pas, on devrait se recroiser rapidement du coté du Marseille-Cassis et cette fois-ci déguisés !

Dimanche 12 Août : réveil à 6 h 15, un peu difficile de trouver le sommeil la veille, sans doute l’excitation à la veille de découvrir ce que peut être un trail de Montagne. Autre première, le gâteau beurk en guise de petit déjeuner, pas très bon mais je crois efficace pour moi. Je renouvellerai sur marathon pour voir. Le rdv a été fixé à 7h30 avec Vince et libellule pour la photo. Nous nous retrouverons finalement peu avant le départ au milieu de tous les trailers. Départ du 42 km à 8 h, nos deux CLM passent devant nous tout sourire, je les envie, ils partent pour une belle aventure ( l’année prochaine, c’est sûr, je programme un trail sur cette distance). Je rejoins ensuite le départ du 23 km. Le temps de saluer un ami de Marseille qui court le 12 km et c’est parti. Difficile de me donner un objectif temps, alors je pars avec l’idée de faire 3h30 mais en me disant : « on verra bien, la priorité c’est prendre du plaisir et découvrir ! ».                                                                  Nous traversons rapidement le centre ville, juste le temps d’entendre ma belle et son fameux cri : « Oh mon bèu ! » (ces encouragements me manqueront, habitué à les avoir plusieurs fois sur les parcours sur route). Le parcours est ensuite roulant sur les 5 premiers km le long de l’Ubaye et à travers le golf, jusqu’au village de Uvernet-Fours. Parti dans les derniers je remonte pas mal de concurrent sur cette première portion, Je les cours entre 4mn50 et 5mn14 au km. J’ai bien envie d’accélérer un peu mais ma crainte des 1000m de D+ qui arrivent me freine. Dès la dernière maison passée, nous prenons un single qui monte à travers les arbres, la pente est raide de suite, elle sera pendant les 400 m de D+ qui suivent. Je ne sais pas trop quoi faire ?? Dois je courir, marcher ?? Finalement je me cale sur ceux qui m’entourent en marchant mais le plus rapidement possible ! Je ne peux m’empêcher de penser à Pconvert. Heureusement qu’il n’est pas derrière moi……..Un peu plus de 3 km avec à 13 mn/km, je crois que je n’avais jamais entendu battre mon coeur aussi fort. Entre le 8 et le 10ème km, le single est moins raide, je cours et me remets à doubler des concurrents. Restent environ 600 m de D+ et 4 km pour atteindre le point haut du parcours (2070m), Je cours dès que je peux mais la pente est raide. Je fais un stop au ravitaillement, le temps de boire et d’avaler un gel. Sur la première partie j’avais pris un gel refermable sur les conseils de Chachat. Super ! Du coup je n’ai jamais eu l’impression de manquer d’énergie . A la bascule, les bénévoles nous disent qu’à partir de maintenant, ce n’est que de la descente sur 8 km, j’adore les descentes mais je sens la fatigue de la montée. Elle est pentue, le terrain est parfois sablonneux, parfois accidenté, mes chevilles partent deux ou trois fois, je manque de tomber. Je me dis alors qu’il serait dommage de se blesser en chutant, je ralentis pour finir calé derrière un concurrent qui descend à mon rythme (6mn20/km). J’apprendrai lors du repas d’après course que nous partagerons qu’il faisait lui aussi son premier trail. Le dernier kilomètre sera fait sur bitume, avec cette joie et cette émotion que je retrouve à chaque fois ! Et comme à chaque fois ma chérie m’attend sur la ligne, on n’est pas loin du bonheur !                                                                                                                                                               Après une douche proche du hammam, un bon massage, et un bon repas,nous rejoindrons Massilia heureux de ce week end CAP en amoureux.                                                                                                                                                                                       Bilan de ce premier trail : La belle rencontre avec Vincent, une organisation et des bénévoles au top, des montagnes que j’aime tant…   Moralité : j’irai courir (j’essaierai en tout cas la prochaine fois Pconvert ;-)) d’autres trails.

 

Cap-Ferret, Bordeaux, Nice-Cannes 2019 : mon petit...
 

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Invité
dimanche 15 décembre 2019