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Marathon de La Rochelle 2017 : Un bicentenaire bien entouré

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C’était vraiment une grande joie pour moi de voir l’engouement suscité auprès des différents groupes de coureurs auxquels j’appartiens à l’idée de m’accompagner pour ce 200ème marathon. Le choix de fêter ce bicentenaire dans la ville “Belle et Rebelle” tient de tout, sauf du hasard. Toute la construction de mon calendrier 2017 avait été scrupuleusement étudiée pour parvenir à ce chiffre rond sur la date du 26 novembre. Le marathon de La Rochelle tient une place toute particulière dans mon CV de coureur puisque c’est celui que j’ai couru le plus souvent avec cette année une 18ème participation sur 27 éditions. C’est aussi sur le port de La Rochelle que j’ai établi mon record sur la distance avec un temps de 2h59’44” obtenu de haute lutte en 1993 mais qui restera mon unique référence sous la barre symbolique des 3h00. Enfin, c’est à La Rochelle que j’ai fêté mon 100ème marathon en 2012. Il y avait donc déjà un solide dossier à l’appui de cette candidature naturelle qui s’est encore trouvé renforcée à l’idée de jumeler avec le centenaire de l’ami Fred alias CharlieRun.

Les CLM n’étaient pas en reste à l’idée de fêter deux des leurs et c’est donc au sein d’un groupe d’une soixantaine de coureurs que les Galopins arrivés le samedi se sont retrouvés pour la Pasta traditionnelle de veille de marathon. Une soirée bien sympathique avec pâtes à volonté dans une ambiance bon enfant qui inaugurait parfaitement notre séjour rochelais.

Dimanche matin, rendez-vous était donné à l’église Saint-Sauveur avec le renfort des Galopins lève-tôt qui ont fait le trajet le jour même. C’est donc un groupe de douze Galopins qui se retrouve un peu noyés dans une marée de Charlie, dress-code des CLM en l’honneur du centenaire local de l’étape, mais aussi de collègues de La Banque Postale arborant un t-shirt à mon effigie.

Avec le principe des deux départs distincts et des sas par niveau de performance, nous nous retrouvons éparpillés. Pour ma part, je suis avec les Galopins Xavier et Alain ainsi que les collègues Eric et Bertrand pour un timing prévu sur la base de 3h30 à l’arrivée.

C’est au son wagnerien et envoutant de la Chevauchée des Walkyries que s’élance le peloton imposant. Les craintes de bouchon au départ dans le contexte de ce nouveau parcours étaient sur toutes les lèvres et, en ce qui nous concerne, le début de course s’est plutôt bien passé. Certes, le passage dans la voie assez étroite au nom prédestiné de rue de la sardinerie était un peu sport mais le regroupement après seulement 800m de course avec l’autre flux de marathoniens au niveau de la Grande Roue se passe sans problème. Nous prenons rapidement le rythme prévu en dessous des 5′ au km, le temps est idéal avec un beau soleil mais une température très fraîche qui me convient bien surtout avec mon bonnet de Charlie que j’abandonnerai par la suite.

Je ne vois déjà plus Alain qui a certainement trouvé le tempo trop rapide surtout que celui-ci s’accélère naturellement au fil des km. Nous doublons un premier meneur d’allure 3h30. Je me retrouve finalement avec Xavier avant que Christophe ne nous rejoigne pour un petit moment, rapidement  interrompu par ses pauses pipi qui font sa légende. Nous découvrons peu à peu ce nouveau circuit avec malgré tout de nombreux repères sur l’ancien parcours mais en sens inverse. Les moments privilégiés sont sans aucun doute le passage en bord d’océan pour la beauté du point de vue et la place Verdun pour l’ambiance et la foule qui nous encourage. J’ai plutôt de bonnes sensations quand nous passons devant un second meneur d’allure 3h30 manifestement en avance sur son tempo. Je ne me fais pas cependant pas beaucoup d’illusion sur ma capacité à maintenir une telle allure jusqu’à l’arrivée. Nous frôlons régulièrement le 4’30 au km et le passage au semi-marathon en 1h40′ me paraît bien présomptueux. Xavier semble bien plus à l’aise que moi mais reste raisonnable même quand je lui propose son bon de sortie pour suivre Dekel,  jeune collègue prometteur qui court son premier marathon.

Les quelques petits faux plats qui émaillent le parcours me semblent de plus en plus ressembler à des côtes. Je pense aux séances rapides que je me suis imposé dans la semaine quand je perçois les premiers signes de fatigue. Après le bonnet, j’ai aussi renoncé au maillot de Charlie dans lequel j’avais l’impression d’étouffer. Je suis mieux en débardeur Galopins.

Dans un nouveau faux-plat montant, je renonce à forcer pour rester dans la foulée de Xavier et je le laisse s’éloigner peu à peu. J’ai le sentiment d’être bien cramé mais je parviens à conserver un rythme tout à fait correct pour un M3, allure qui devrait me permettre de passer sous les 3h30. Eric me rejoint et sa présence me donne un bon petit coup de fouet. Je suis surpris de rattraper Youssef qui m’explique qu’il souffre de crampes. C’est bientôt ce fameux meneur d’allure 3h30 toujours en avance qui arrive à notre hauteur. Il a vu mon visage sur le t-shirt porté par mes collègues avec  la mention 200ème marathon et il m’encourage à tenir bon. L’ambiance de cette fin de parcours est assez formidable. La place Verdun est en ébullition, je vois une nouvelle fois Mireille avant d’entamer le dernier km. Je me rassure auprès d’Eric qui me confirme que le moins de 3h30 est largement assuré. Cette partie de pavés fait un peu mal aux jambes mais la foule nous porte vers la Tour de la Chaîne qui nous masque la zone d’arrivée. Le tapis rouge, l’arche d’arrivée, une accolade avec Eric qui partage mon émotion. Cette fois c’est fait, j’ai bouclé mon 200ème marathon. Christophe se présente juste derrière nous, il termine dans la même minute. Nous retrouvons aussi Xavier, déjà arrivé et qui a continué sur son rythme. Puis ce sera au tour de Denis de nous rejoindre pour les photos de médaillés.

La journée se poursuivra avec un repas de clôture qui réunira une nouvelle fois les différents groupes venus accompagner ces passages de centaines. Merci et bravo à tous, j’ai passé un super week-end plein d’émotion, d’amitié, d’effort et de bières partagés mais je ne suis pas certain d’être aussi fringant pour mon 300ème :)

 

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Invité
jeudi 12 décembre 2019